Que se passe-t-il quand un artiste crée un tableau? Une question que nous nous sommes tous posée….
Il y quelques années, nous avons capturé cette magie avec certains de nos artistes et avons créé de petites vidéos des résultats!
Martin Blanchet & Robert E.Wood.
GOLDEN SPLENDOUR (25627)
On m’a souvent demandé à quoi je pense quand je peins, ou comment me vient l’inspiration. Est-ce que les idées apparaissent dans mon esprit? Est-ce qu’il faut quelque chose pour stimuler le processus? Chaque peinture est différente comme la foudre, une idée me vient tout simplement prête à peindre. D’autres fois, je suis occupé à autre chose, mais une pensée arrive qui me force à peindre immédiatement. Il y a même parfois des moments où je peins un sujet qui a eu du succès dans le passé et qui, je le sais, aura du succès.
J’ai besoin de variété quand je peins. Peindre le même sujet de la même manière m’ennuie. Je dois commencer chaque peinture différemment de la dernière. Je peux commencer une peinture en faisant un dessin complet sur la toile ou faire une peinture tonale en noir et blanc et ajouter de la couleur sur le dessus une fois que la « carte » est tracée. Souvent, je commence à peindre une seule forme, je regarde, puis j’en ajoute une autre et une autre jusqu’à ce qu’une peinture « finie » apparaisse.
Je considère une peinture terminée lorsque j’ai dit tout ce que je voulais dire sur le sujet. Souvent, mon travail semble être une esquisse sur la toile. J’aime, de cette façon, laisser la place à l’imagination du spectateur qui se fait alors sa propre idée du processus de création. J’aime ne dire que le nécessaire et ne jamais donner l’impression que le travail est forcé.
Le dessin est la clé de mon style de peinture; un artiste doit avoir une base solide s’il s’attend à créer quelque chose qui résistera à l’épreuve du temps. « Bien dessiné est bien peint » est une vérité que j’accepte de facto. Picasso pouvait peindre les gens avec précision et audace et cette base lui a permis de déformer et de manipuler ses sujets avec la force qu’on lui connait. Je ne crois pas qu’on doivent simplifier pour comprendre.
La musique joue un rôle important dans ma peinture. J’écoute de la musique tout au long de la création d’une peinture. Si je crée une peinture masculine forte, j’écouterai ZZ top ou BTO. Mais si je me sens nostalgique et paisible, je vais écouter Rita McNeil ou The Rankin Family. Et l’ambiance de la musique affectera l’application de peinture. J’aime aussi la façon dont, avec une bonne musique, il existe des lignes directrices de composition pour créer de la musique de qualité et ensuite voir comment chaque interprète peut manœuvrer dans les paramètres de la composition musicale. Comment ils vont gérer leur prochaine mesure de musique et obtenir un son différent de tous les autres. C’est ce que j’essaie de faire avec mon art. Il existe des règles (plutôt de suggestions, à vrai dire) de la composition et chaque artiste doit se retrouver pour être unique dans la structure qui est la même pour chaque artiste. Nous savons ce qui fonctionne alors, comment pouvons-nous manipuler suffisamment les règles pour être différents, mais ne pas se rendre au point où le résultat n’a plus de sens
Je réfléchi parfois à ma contribution au monde de l’art; au message que je laisse. En fait, je ne me préoccupe vraiment pas du processus, l’action de peindre et son résultat sont ma récompense. J’aime à croire que même si personne n’a aimé mon travail, je continuerais à peindre et j’espère que ceux que j’aime se souviendront de moi pour des choses plus importantes que mon art.
La première carrière de Gaston Rebry.
Pour la plupart de ses admirateurs, tant au Québec, au Canada et à l’étranger, Gaston Rebry représente le nec plus ultra de la peinture paysagiste et ce, pour une bonne partie de la deuxième moitié du vingtième siècle.
Ce qui est moins connu, c’est la carrière originale que Rebry avait entamé dans sa Belgique natale. En effet, Gaston Rebry a d’abord connu la célébrité dans une discipline tout à fait différente de celle qui aura fait que son nom marquera les annales du monde de l’art.
Né le 30 octobre 1933 a Wevelgem en Belgique, notre héros était d’abord et avant tout le fils du légendaire coureur à vélo, Gaston Rebry père. Celui-ci est, même aujourd’hui, considéré comme l’un des plus importants cyclistes de la première moitié de son siècle.
Gagnant de trois Paris-Roubais (1931,1934 et 1935), du Tour de Flandres ainsi que de quatre étapes du Tour de France, il fait figure de légende parmi les amateurs d’histoire de ce sport.
Gaston fils, qui selon ses propres dires idolâtrait son père, se lance lui aussi dans la compétition cycliste à la fin des années 1940. Cette première carrière sera marquée par 48 victoires sur 50 courses disputées ainsi qu’un championnat junior de Belgique à l’âge de 16 ans!
Parallèlement, il suit une formation à l’Académie des Beaux-Arts de Menin, ou il remporte un premier prix à deux reprises.
En 1953, son père décède d’une crise cardiaque à l’âge de 48 ans. Cet événement sera un choc, une tragédie et un moment décisif dans la vie de notre artiste en devenir. Il perd toute motivation sportive et abandonne complètement la compétition.
Il arrive à Montréal où sa sœur habite déjà en 1954, question de mieux vivre son deuil. Il s’inscrit alors à l’École de Beaux-Arts et, à partir des années 1960 devient peintre professionnel.
Il laisse un héritage artistique d’une importance cruciale et fait partie maintenant de la légende du monde de l’art au Québec.
He leaves a major artistic legacy and is now part of the legend of the art world in Quebec.
Merci à Stefano de Palo pour les souvenirs
Ne manquez pas l’exposition des œuvres de PAUL TEX LECOR, samedi le 17 juin à midi. L’artiste sera présent à la galerie.
Pour marquer l’occasion, nous lancerons aussi un tout nouveau livret commémoratif à tirage TRÈS limité!
C’est un rendez-vous!
Juin est arrivé et c’est la fin de notre mois de l’encadrement!
Nous désirons remercier les nombreux visiteurs qui sont venu voir nos projets d’encadrements, nos nouveaux modèles et qui s’on venus s’informer de la vaste variété de produits offerts au Balcon d’art par nos spécialistes en encadrement et présentation.
N’oubliez pas de surveiller notre grand concours d’encadrement qui aura lieu du 16 au 25 juin 2017.
Les projets participants seront affichés sur notre page Facebook et vous aurez la possibilité de voter pour ceux-ci en ajoutant votre « J’AIME » à celui ou ceux que vous préférerai.
Le gagnant du concours sera annoncé Le 26 juin et recevra certificat cadeau pour la valeur de son encadrement.
N’oubliez-pas de « PARTAGER » et bonne chance à tous les participants!
Le Balcon d’art est fier de vous présenter une mini-exposition d’œuvres récente de Paul Tex Lecor.
Pour l’occasion, nous publierons aussi un livret commémoratif à tirage très limité.
Cet événement en l’honneur de ce grand Québécois se tiendra le samedi 17 juin de 12 :00 à 17 :00, en présence de l’artiste.
Dans cette nouvelle série, nous désirons vous raconter certains traits et anecdotes concernant quelques uns des dizaines d’artistes que nous avons côtoyés au cours des quatre dernière décennies.
Notre premier sujet : André Bertounesque. Pour ses fans et ceux qui l’ont connu par ses tableaux, il demeure l’un des grands maîtres de la lumière parmi nos peintres québécois.
Né en France en 1937, il arrive au Québec en 1951 et gagne sa vie comme coiffeur tout en faisant de la peinture – passe-temps qui deviendra bientôt son occupation principale. Pour le reste, ses inconditionnels connaissent l’histoire. Il aimait profondément les femmes et les a peintes dans d’innombrables tableaux au cours des année 70 et 80 puis s’est dirigé à créer une sorte de chronique de sa France méridionale où les paysages de la Provence explosent sur des toiles colorées et lumineuses.
Tout ça fait partie de l’histoire officielle et de ce que l’on retrouve un peu partout, tant imprimé qu’en ligne.
Ce que l’on connaît moins c’est l’autre passion de Bertou : Il était un collectionneur invétéré.
Au fil des ans il a amassé une impressionnante collection d’insectes, de coquillages et d’autres objets qu’il conservait, cataloguait et, souvent il développait presque une hantise quant à leur acquisition.
Les histoires que racontent ses proches sont souvent étonnantes. Combines de toutes sortes pour obtenir des objets convoités – parfois à la limite de la légalité, tentatives de coercition auprès de ses amis de façon à les convaincre de l’assister dans ses aventures; sa passion de la collection faisait parfois pâlir sa passion de la peinture et de la gent féminine.
J’ai moi-même connu André quelques années avant qu’il ne nous quitte en 2005. Je suis fier d’affirmer que nous avions développé une certaine amitié qui m’a permis d’apprendre à le connaître et qui lui avait donné la confiance suffisante pour m’entretenir de certaines de ses aventures de collectionneur.
Lors de ses dernières années, il chassait le film. En effet, il s’était mis en tête d’amasser une belle collection de films sur VHS. Comme il me le racontait, il aimait partir en voiture, un peu au hasard, et se diriger vers des petites villes ou de petits villages.
Une fois arrivé, il dénichait les petits clubs vidéos, les dépanneurs et les petites épiceries et allait fouiller dans leur collection de films sur cassette. Quand il trouvait quelque chose d’intéressant – surtout des films français – il offrait de les acheter puis passait au village suivant.
Comprenons nous bien : sa mission n’était pas de trouver des films à regarder mais à collectionner. Il me disait lui-même qu’il ne les regardais que rarement.
À son départ, il y a maintenant une douzaine d’années, il a laissé une quantité impressionnante de collections que ses héritier sont probablement encore à cataloguer!
Natalie Beauchamp s’entretient avec Serge Brunoni. Ils parlent de la vie, de l’art et de la passion.
Réalisé le 9 juin 2017
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Songeuse (BA6870)
Cette femme assise fait partie de mes nombreux dessins de modèles vivants. Je fais souvent des nus de face mais rarement de dos. Cette fois-ci, j’ai voulu exploiter un côté plus intime, plus méditatif.
Cette femme qui prend une pause de sa vie trépidante et qui prend le temps de réfléchir à sa vie. Il y a le côté sombre derrière elle et le côté joyeux et positif devant elle. Je voulais que ce tableau soit porteur d’espoir.