GILLES CHAREST

Né à Montréal, Canada en 1947,  il étudie en pédagogie, en lettres et en administration à l’Université de Montréal. Il enseigne quelques années puis change de carrière.  En 1975, Gilles fonde, avec deux associés, une agence de publicité où il assume la direction de la création.

Collectionneur et amateur d’art, il s’adonne assidûment à la peinture depuis 1990.  La peinture est maintenant devenue une façon de vivre.

Sa technique et sa recherche de texture particulière se traduisent dans une vision personnelle des natures mortes.  Une maîtrise de la couleur lui permet de créer des tableaux lumineux, foncièrement sensuels où l’harmonie transcende.  Ses œuvres sont caractérisées par des compositions épurées et les formats inhabituels contribuent à rendre ses tableaux plus vivants que nature.

En galerie depuis 1999.


JOSÉE TELLIER

QUI SUIS-JE? ,  MON HISTOIRE…

Je faisais carrière comme violoniste d’orchestre lorsque des problèmes de santé suivis d’un accident de vélo m’ont forcé à mettre mon violon sur la glace. Dès lors, je suis revenue à mes premières amours.

En effet, toute jeune, j’avais une tante qui cohabitait avec une artiste peintre professionnelle, Marie-Suzanne Samson. Lorsque mes parents nous amenaient en visite, j’avais les yeux grands écarquillés d’émerveillement devant cette artiste à l’œuvre. Quand l’occasion se présentait, j’apportais mes dessins pour les lui montrer. Ce furent mes premiers conseils reçus. Pouvez-vous imaginer plus beau cadeau pour mes 6 ans que de recevoir une œuvre créée juste pour moi! Au secondaire, je faisais les arts plastiques en même temps que mes études de violon au conservatoire. Un choix déchirant a été fait quand fut venu le temps de choisir une carrière.  Je suis diplômée en interprétation avec distinction de l’Université McGill et j’ai œuvré au sein d’orchestres symphoniques professionnels. Mais, il manquait quelque chose…

En 2005, je pris mes premiers cours avec Mme Marcelle Simard-Dupuis et plus tard avec Mme Ursula Kohfahl-Lampron.  Après 30 ans d’orchestre, j’avais un peu perdu cette impression d’émerveillement, ce WOW! qu’on ressent en début de carrière quand on interprète une symphonie pour la première fois, ce même WOW! qui montait de mes tripes quand je regardais peindre Marie-Suzanne. C’est la raison pour laquelle j’ai pris ce fameux premier cours de peinture. Je partais pour la Place des Arts avec mes tubes de peinture et mon violon à mes cours d’art. Dans la même journée, je portais les deux chapeaux. Vous comprendrez  que mon accident fut finalement heureux et cette nouvelle carrière s’est imposée d’elle-même.

Chaque tableau devient un WOW! dans son exécution. Les couleurs et la lumière attirent l’enfant en moi un peu comme lorsque mon père nous emmenait en balade dans les rues à l’approche de Noël. Le mystère des couleurs  et de la lumière émanant des maisons explique sans doute mon attrait pour le patrimoine bâti. De plus, du fait que mon père avait fait une partie de ses études en architecture et  dessinait les plans de nos maisons, j’ai fait de même.  Je sais que j’ai réussi quand je vois les visiteurs afficher les mêmes yeux d’émerveillement devant mes tableaux avec vitrail. Ils font WOW! à leur tour et je vois l’enfant en eux. Cette nouvelle façon de mettre du vitrail dans mes œuvres en bas-relief m’a d’ailleurs valu de nombreuses reconnaissances (dont plusieurs Coups de Cœur du Public) ainsi que faire partie de collections publiques et privées. Voir la réaction du public surpris et émerveillé ajoute à mon propre émerveillement de créer  avec les textures, les couleurs et m’emplit d’idées pour créer d’avantage.